Yannick Schlatter : « J'espère vraiment que ça rentre ! »

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Le ballon arrive en hauteur vers Yannick Schlatter près du milieu de terrain. Le FC Niederweningen 1 mène déjà, mais Yannick voit quelque chose se développer avant que ça n'arrive réellement. Le défenseur se précipite pour le duel aérien. Yannick utilise une feinte de corps, laisse le ballon rebondir au-dessus de la tête du défenseur, et soudain il le récupère sur l'aile.

Deux défenseurs se rapprochent rapidement.

Yannick lève les yeux, feinte à gauche, et exécute un dribble précis pour passer le premier défenseur. Le deuxième défenseur s'avance pour bloquer. Yannick réalise un elastico inversé directement entre ses jambes. Tout devient silencieux. Il frappe le ballon proprement vers l'angle droit éloigné.

Une pensée lui traverse l'esprit : « J'espère vraiment que ça rentre ! »

Et ça rentre. Le ballon file dans le filet. Le FC Niederweningen 1 mène 3-0 contre le FC Seuzach 2 en troisième division régionale de Zurich en Suisse. Le match se terminera 4-2, mais ce but était celui que Yannick reverrait encore et encore.

Deux ruptures des ligaments croisés derrière lui

Yannick a gagné cette confiance après deux ruptures du ligament croisé antérieur. Deux blessures distinctes qui ont chacune nécessité une chirurgie, une rééducation et le type de force mentale que la plupart des gens n'ont jamais à développer.

« Traverser deux ruptures du LCA est mentalement et physiquement épuisant », dit Yannick. « Ça teste votre confiance, votre patience et votre foi en vous-même. »

« Non seulement revenir sur le terrain, mais créer un moment digne d'être soumis au People's Puskas, c'est surréaliste », dit-il.

Après deux reconstructions du LCA, il y a toujours un doute sur le fait que votre corps répondra comme vous en avez besoin. Yannick lui a fait confiance. L'elastico inversé entre les jambes d'un défenseur avec un autre qui se rapproche nécessite un timing que la plupart des joueurs n'oseraient pas tenter.

« Dans cette fraction de seconde, tout est devenu silencieux autour de moi », dit Yannick.

Le revoir encore et encore

Yannick a regardé le but enregistré sur Veo de nombreuses fois depuis le match.

« Chaque visionnage apporte la même vague d'excitation, de fierté et d'émotion », dit Yannick. « Sachant ce que j'ai traversé avec deux ruptures du LCA, les années de rééducation, l'incertitude... tout me revient quand je vois le ballon toucher le filet. »

Le but a été soumis pour le People's Puskas de cette année, qui met en lumière les meilleurs buts marqués loin des plus grands stades.

« Pour moi, c'est plus qu'un simple but », dit Yannick. « C'est la preuve que je n'ai jamais abandonné. »

Yannick remercie ses coéquipiers et le staff pour leur soutien pendant la récupération et la confiance lors de son retour.

« Je suis incroyablement fier de mes coéquipiers et de tout le staff », dit-il. « Sans leur soutien, des moments comme ceux-ci ne seraient pas possibles. »

Deux ruptures du LCA. Deux chirurgies. Des années de rééducation. Puis un elastico inversé entre les jambes d'un défenseur et une frappe vers l'angle éloigné.

« Revoir le but me rappelle la résilience qu'il a fallu pour revenir sur le terrain à ce niveau », dit Yannick. « Chaque rediffusion ressemble à un rappel personnel que les difficultés en valaient la peine. »

Vous pouvez faire mieux que ça ?